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Par Jr. Ilunga |

  1. Des élections en général.

Les représentants du peuple élisent ce jour les gouverneurs et leurs adjoints. Cela est une des leurs prérogatives constitutionnelles… (art.198)

Comme tout citoyen congolais, la constitution garantit aux députés la liberté d’opinion, qui implique la liberté d’exprimer ses opinions ou ses convictions, notamment par la parole, l’écrit et l’image… (art.23)

C’est dans ce sens qu’il sera paradoxal, voir même attentatoire à ce droit civil, le fait pour un parti ou regroupement politique, de donner un mot d’ordre, une orientation de vote à un député ou de l’influencer…

Corollairement à cela, un député ne peut être poursuivi, recherché, arrêté, détenu…en raison de ses opinions ou votes émis par lui… (art.107).

Dans ce sens, le parquet devrait se saisir de tous ces cas d’influence, menaces et autres exercés sur les parlementaires en vue d’orienter, abusivement, leur vote en faveur de tel ou tel autre candidat.

Il n’est pas anodin de relever que chaque parlementaire doit voter en âme et conscience, le candidat de son choix, de son parti, regroupement politique ou pas.

Par ailleurs, il ne faudrait pas confondre le fait qu’un vote entaché d’un acte condamnable par les lois de la république, donne à ce vote un caractère répréhensible et expose ainsi son auteur (parlementaire), à la sanction pénale, conformément aux lois. C’est ici le lieu d’invoquer le cas de corruption présumée aux sénatoriales.

  1. Du déboulonnage du système dictatorial.

Le clash auquel on a assisté ces dernières 48 heures est interpellateur sur le soi-disant « accord » de passation de pouvoir entre l’ancien et le nouveau régime, mieux entre les Présidents JKK et FATSHI.

S’il est vrai qu’il y a eu un accord entre les deux les camps, son point commun, au-delà d’autres considérations d’ordre personnel, est le bien-être social du peuple. Cela relève du slogan populaire de «le peuple d’abord », pour l’un et de la volonté exprimée par le FCC lors de sa constitution en regroupement politique, majoritaire au parlement, à Kingakati il y a peu.

Dès lors, les propos du Chef de l’Etat ne pouvaient constituer un sujet de débat, ou de rappel à l’ordre, de menace d’un camp politique, fut-il majoritaire, dans la mesure où ce camp, dans le même communiqué d’insurrection, se réclame être dans l’héritage démocratique depuis 2006, processus initié par le Président JKK.

Sauf si les signataires de ce communiqué se sentent personnellement visés par les propos du Président qu’ils ont qualifiés de « militants », à cause de leur passé obscur et de l’obscurantisme qui les caractérise encore, cette énième escapade ubuesque n’avait pas sa raison d’être…

Je penses que le peuple congolais qui leur a donné mandat de parler en son nom, qu’il soit de gauche, de droite ou du centre, de la majorité ou de l’opposition, ne peut être contre son propre bien-être, surtout celui social.

Je ne vois pas ce peuple-là qui n’a pas besoin de manger à sa faim, qui ne voudrait pas voir les délestages en eau et électricité se terminer, qui n’a pas besoin de soins de santé de qualité, d’une éducation sociale, cultaine etc. saine…

Chers Messieurs et dames, le temps de trompe l’œil, par des déclarations médiatiques sensationnelles, des actions cosmétiques…est révolu.

Désormais, le peuple vous a à l’œil, même si vous allez vous gaver des émoluments colossaux, des jeeps 4×4, des primes des missions etc., le peuple va exercer seul sa souveraineté, comme il sait le faire depuis un moment.

  1. De la vérité des urnes.

Il est tout de même pathétique de voir et entendre dire, de certains congolais et leurs leaders polichinelles, continuer à parler et réclamer la vérité des urnes et contester la légitimité de l’actuel chef de l’Etat.

Tenez Messieurs et dames!

  • Vous ne pouvez pas contester l’élection du Président et envoyer vos députés siégés et prétendre même occupés des postes de responsabilité dans l’exécutif.
  • La vérité des urnes d’obtient par les mécanismes légaux et non par des actions subversives, à travers des meetings politiques et conférences ici et là, dans les universités et collèges devant les étudiants, par l’imposition des mains par des serviteurs de Dieu.

A ce sujet, tous les droits, tel que garantis par la constitution ont été respectés…droit de saisir la justice, droit à un procès public et équitable, droit à la défense etc.

Même s’il est vrai que les résultats des élections n’étaient pas sincères, la preuve de cette allégation n’a pas été apportée devant le juge de la sincérité, la cour constitutionnelle, qui juge en première et dernier ressort, selon notre système juridique.

Dès lors, les arrêts de cette cour étant immédiatement éxecutoires, obligares et impsables à tous (art.168 de la cons), nul ne peut prétendre les ignorés et se prévaloir d’une quelconque qualité de Président élu.

Je pense que le parquet devrait se saisir de ce dossier et poursuivre pour « USURPATION DE LA QUALITE », QUI EST UNE INFRACTION PÉNALE EN RDC.

Autant pour la fameuse vérité des urnes, la légitimité d’un pouvoir ne s’acquiert que par voies légales.

Dans ce sens, les élections sont organisées par la CENI, qui en publie les résultats provisoires, confirmés, validés ou pas par la cour constitutionnelle. C’est uniquement, le Président déclaré élu, au terme de ce processus, qui acquiert la légitimité.

Encore une fois, ce ne sont pas les pays frères, les grandes chancelleries ou Etats puissants qui confèrent la légitimité à un Chef de l’Etat, démocratiquement élu.

Reconnaitre ce qui précède, comme l’ont fait déjà ceux qui l’ont compris, c’est là le début de la démocratique, c’est ça être un vrai leader, c’est ça être un politicien, c’est ça même donner un sens à son combat de construction d’un Etat de droit.

La bible ne dit-elle pas que toute autorité vient de Dieu!

Elle ajoute : » Seule la justice élève une nation ».

 

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